La copie numérique: la migration perpétuelle au chevet des défaillances techniques

« En 2009, dix milliards de DONE, dont la gravure se dégrade inéluctablement, même s’ils ne sont pas lus, ont été vendus dans le monde. »*

Ainsi, il n’y a pour l’instant pas de solution technique fiable à la problématique de conservation des données numérisées. Voire, des supports dont la fonction de conservation est publiquement reconnue comme déficiente, continuent d’être vendus et utilisés en masse. Les recommandations du groupe de travail de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies confirment l’impasse technologique dans laquelle se trouve le secteur. Le rapport propose de :

  • 1/ Débloquer les études sur le sujet
  • 2/ Eviter la perte des compétences dans le privé et le public
  • 3/ Favoriser l’innovation et l’apparition d’une offre industrielle de qualité
  • 4/ Elaborer une véritable politique d’archivage numérique

Ou, plus simplement : 1/ 2/ 3/ 4/ Il faut financer la recherche (pour qu’elle recherche - et trouve- une solution)

En attendant, la solution intermédiaire se trouve là où on ne l’attend pas, et elle fait grincer des dents. En effet, la conservation des données puisqu’elle ne peut passer par leur stabilisation sur un support unique, passe par…leur circulation. Sous l’habillage « migration perpétuelle »*, se profilent timidement de nouvelles prises de position vis à vis de la copie unique, ou des copies en nombre limité.

*P 16/17, La Revue Européenne des Médias, n°14-15, 2010

Voir : « Longévité de l’information numérique – les données que nous voulons garder vont-elles s’effacer ? », rapport d’un groupe de travail commun Académie des sciences et Académie des technologies, mars 2010

DONE : Disques optiques numériques enregistrables (CD-R, CD-RW, DVD-R, DVD-RW, Blu-Ray)