- Éditorial
- Séminaires
- Rubriques
- Prospectives
- Tweets IRI
- Outils critiques
- Live
- Contact
Le secteur bancaire
« Précédent | Le secteur bancaire l'édition | Suivant »
Publié le 02/11/2009, modifié le 02/11/2009
La crise financière de 2008
La crise se superpose avec la période d’aboutissement de la désintermédiation bancaire des années 1990-2000. Lorsque les transactions sont devenues totalement dématérialisées et mondialisées. Les désintermédiations marginalisent le recours au crédit pour les entreprises dans la mesure où l’apport en fonds propres collectés directement sur les marchés est moins couteux et laisse croire à l’espoir de rendements irréalistes.
L’innovation mathématique a aussi été concentrée de façon massive sur l’ingénierie financière pendant ces deux décennies de 1990 et 2000. On peut postuler une crise de la filière technique « Finance » par un manque flagrant d’innovation financière capable de résoudre les limitations de la logique financière néolibérale : à savoir, comme pour chaque grande crise, l’institutionnalisation de la spéculation financière et la tentative d’augmenter et de concentrer massivement l’asymétrie d’information (cf. Keynes).
On aboutit à une innovation financière déconnectée de la sphère de l’économie réelle : les bénéfices se font sur l’avance concurrentielle sur le marché financier, donc principalement par rapport à la fraction des traders qui spéculent, et non plus du tout par rapport aux logiques concurrentielles à l’œuvre dans l’économie réelle, à savoir principalement l’industrie et les services.
Le renouvellement des modèles de collaboration et de financement
L'industrie software arrive à fonctionner en améliorant ses rendements grâce à l'outsourcing dans les pays à bas-coût mais également en s’appuyant sur les communautés du logiciel libre. Les Fablabs, dont le tmp/lab de Vitry est un exemple, se démocratisent à partir de pays avec une forte culture du DIY (Do It Yourself) comme le Brésil. Ce concept du groupe de travail collaboratif égalitaire est recyclé sous d'autres formes comme les cessions de barcamps.
Le DIY doit être perçu comme une tendance de fond, la rupture du mode de production qu'elle entraine est profonde. Pour ce qui concerne le développement Hardware libre à grande échelle des fonts importants sont nécessaires pour démarrer une activité. Pour cette raison, des informaticiens et électroniciens américains fondent la banque centrale du hardware open-source, comptant bien tirer des bénéfices des prêts qu’ils feront aux producteurs de hardware libre.
« Précédent | Le secteur bancaire l'édition | Suivant »
Publié le 02/11/2009, modifié le 02/11/2009


